dimanche 8 février 2009

Les questions.

Constamment, dans ma tête, des questions.

C’est à la fois une bénédiction et une malédiction. Je suis née sans un morceau dans mon cerveau, ce petit interrupteur entre On et Off qui permet de taire les voix curieuses.

C’est utile, dans mon domaine. J’adore apprendre, et j’y consacre d’ailleurs ma carrière. Pour faire de la recherche et enseigner, c’est important et nécessaire, de se poser des questions, d’être curieux et de remettre en question. Pour s’impliquer, s’engager, faire changer les choses, pour trouver de nouveaux moyens, être créateurs, comprendre les gens, s’éloigner de la masse et du gris. Les questions trouvent alors toute leur utilité et tout leur sens.

Néanmoins, il y a des situations, des contextes où il vaut mieux de laisser aller les choses à leur rythme. Ne pas se poser des millions de questions, ne pas trop penser. Ne pas essayer de poser d’étiquette, ne pas tenter d’opérationnaliser et de conceptualiser les choses qui n’ont pas à l’être.

Il est où, le bouton Off ?

Manuel d’instruction, please !

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