mardi 4 novembre 2008

Le bonheur

Dehors, maintenant, une chaleur inattendue.
Une journée où le feu s’est révélé présent, après tant d’appels d’absence.
Une pause, un moment, devant de nouveaux délices en perspective.

Ce soir, je me sens heureuse. Vraiment, simplement, authentiquement.

Le bonheur, ce n’est pas gratuit, et ce n’est pas facile. Et bien des gens commettent l’erreur fondamentale de le prendre pour acquis. Mais le bonheur, celui qui provient vraiment du coeur, représente une denrée particulièrement rare.

Et infiniment précieuse.

C’est un voyageur, un nomade. Un jour, on se réveille, et il est là. Il n’arrive pas annoncé, il sonne à la porte et on doit l’accueillir comme il se présente. Il débarque, il fait du bruit, il dérange les habitués de la place, Habitude, Ennui, Routine et leurs compagnons. Non domestiqué, il crée sa place, s’installe bien confortable où cela lui plaît, et, rapidement, tout s’illumine tout autour de lui.

Soudainement, on se rend compte qu’il y avait des nuages dehors, un fin duvet gris, étendu devant le soleil, qui peu à peu, dérobait les couleurs du quotidien. On se rend compte des dégâts causés par les orages et autres désastres de la Nature. Il nous prend une envie incontrôlable de se saisir de notre boîte à outils et de réparer notre devanture, notre toit, notre plomberie, et tout les autres débris qui nous tracassaient auparavant, sans pour autant devenir assez prépondérants pour nous pousser à prendre action. Plus tard, on se disait...

Dans de rares heureuses occasions, Bonheur fait son nid, décide de construire sa demeure chez soi. Mais il ne faut pas oublier qu’au fond de son âme, l’appel de l’aventure crie toujours, et que si l’on n’en prend pas soin, il pourrait bien décider de voir ce qui se passe ailleurs.

Bref, pour reprendre l’idiome populaire “Happiness is not a destination. It is a manner of travel”

Profitez de votre Bonheur, s’il séjourne chez lui actuellement. Et si jamais il est absent, faîtes de votre mieux afin de l’attirer à vous rendre visite.

Etonnamment, il n’est jamais bien loin. Simplement, habilement dissimulé, tel un caméléon dans l’arrière plan de nos vies.

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