Nous sommes tous dépendants. Cela dit, nous ne sommes pas dépendants aux mêmes choses.Certains sont dépendants à des choses à l’extérieur de leur Soi. Pour combler le vide qu’ils ressentent, ils peuvent tomber dans des substances, la drogue, l’alcool, le chocolat et tant d’autres. Ils peuvent devenir dépendants au sport, à l’adrénaline, au danger, afin de fuir la routine, le quotidien. Ils transposent leur ennui sur la technologie, étendent leur identité via le cyberespace et se persuadent que le prochain gadget les comblera de bonheur, toujours trop bref. Ils deviennent accros au sexe anonyme, à ces moments d’extase sans lendemain avec des individus, sans visage.
À l’inverse, d’autres sont dépendants à des choses à l’intérieur d’eux-mêmes. Les victimes de Narcisse deviennent fous d’eux-mêmes, oublient les gens et le monde qui évoluent autour d’eux et non pas en eux. Les âmes en mal d’amour transposent ce mal à la première personne leur donnant une moindre parcelle de ce si précieux sentiment, en oubliant toujours que les gens qui s’aiment peu se retrouvent généralement avec des gens qui les aimeront, encore moins.
Bonsoir, je m’appelle Maude, et je suis cyberdépendante (« bonjour Maude », me répondrez-vous)
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