Depuis quelques temps, au travers des mes études et à l’intérieur de ma vie privée, je suis amenée à réfléchir sur le sens que je donne à la Vérité. J’ai l’impression que ce mot est sur toutes les lèvres. Qu’il est ô combien important, en toutes circonstances, d’être vrai, de dire la vérité, de trouver la vérité, de ne vivre que par elle.De dire ce que l’on cherche vraiment.
De dire ce que l’on veut vraiment
De dire ce que l’on ressent vraiment
Mais en réalité, c’est un peu navrant, parce que lorsqu’on y réfléchit en profondeur, la vérité, ce n’est qu’une construction sociale. C’est une création de notre imaginaire, des œillères avec lesquelles nous choisissons de considérer les parties du monde qui nous conviennent, et d’ignorer les autres.
La Vérité n’existe pas.
Je ne prétends pas relater les événements de ma vie ainsi que le cours de mes pensées tels qu’ils se sont réellement et objectivement déroulés. Comme l’a si bien écrit mon auteure favorite :
« […] la réalité est multiforme et la mémoire un imposteur qui interprète le passé comme il lui plaît, de sorte que, même avec la ferme intention de raconter les choses telles qu’elles ont été, on finit toujours par les raconter tels qu’on se les rappelle, ce qui n’est pas la même chose. » (L. Etxebarria, 2004).
En conséquence, si la vérité n’existe pas, quel sens peut-on donner au mensonge ? Si tout est gris, alors est-ce que l’on ne ment que lorsqu’une non-vérité fait du mal à une autre personne, ou pire encore, à soi-même ? Est-ce qu’il existe une marge, une très étroite passerelle sur laquelle il est politiquement correct de s’aventurer, et que tout faux pas sur les côtés nous plonge dans les affres de l’immoralité ?
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