Une personne merveilleuse que j’admire au plus haut point m’a récemment fait découvrir un ouvrage hors du commun, soit Bleu de Delft de Louise Warren. Je tournais en rond, je ne savais plus comment nettoyer mon esprit de la rouille des articles scientifiques. Dès la première page, des images sont apparues en moi. Et elles m’ont plues. Ce n’est pas peu dire, en mon cas.
À toi très chère, merci.
Absence
En faisant disparaître un objet, ou en s’effaçant continuellement, choisit-on de produire un monde invisible, immatériel, à l’image de la pensée vers laquelle on se tourne sans cesse ou, à travers ces absences, cherche-t-on à mimer la mort, à la signifier ?
Apparition
[...] Il n’y a pas une seule manière de se pencher vers soi pour atteindre l’autre qui veille et qui sait.
Clarté
Tout cela n’est que rythme, amour, matière, origine. Une suite d’instants à l’écart. La merveilleuse présence du temps qui passe. Il n’y a pas de but ultime. Il n’y a pas de Château. Seulement un lieu vide. Seulement le trait.
[Louise Warren, Bleu de Delft, 2001]
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