L’objectif sous-tendant l’écriture de ce blog est clairement indiqué dans la description officielle dudit blog. Ce but ultime, c’est ce passe-temps occupant une place sans cesse grandissante dans mon quotidien, soit :
La procrastination.
Nous avons toutes et tous nos raisons qui nous poussent à procrastiner. Pour certains, c’est simplement un moyen de décompenser. Pour d’autres, c’est de la pure et simple paresse. Pour ma part, je crois que j’ai enfin compris pourquoi je prends un tel plaisir à perdre mon temps.
J’ai de la procrastination à rattraper. 18 ans de procrastination en fait.
Je peux facilement distinguer ma vie d’avant-Québec de celle d’après-Québec. Le moyen le plus simple je crois est d’utiliser comme comparaison le film Pleasantville. Pour ceux qui n’ont pas vu le film, disons que ma vie à Val d’Or était en noir et blanc. Et que la couleur est finalement apparue dans ma vie quand je suis arrivée à Québec.
Pour des raisons personnelles, familiales et sociales, je me suis sentie obligée d’être une petite fille parfaite la grande majorité de ma vie. Excellentes notes (médaille du gouverneur, bourses d’entrée au bac et à la maîtrise), bourses d’implications dans la vie étudiante, bons amis, vie de sorties bien équilibrée, vie familiale parfaite. Et ça s’est continué à l’université. Je devais être la meilleure étudiante du bac, tout en menant une bonne vie sociale, en réussissant à monter un méga projet pour mon association étudiante dont j’étais VP aux activités pédagogiques, et à coordonner un projet de recherche en lien avec mon domaine d’études. Et en plus, je devais faire marcher mon couple et être la blonde parfaite, compréhensive et supportante, malgré les difficultés que je vivais tant dans le reste de ma vie que dans ce même couple. Mais évidemment, nul ne peut arriver à tenir tout cela.
Ce qui devait arriver arriva, soit ma déconstruction. Selon mon logiciel de traitement de texte, je viens d’inviter un nouveau mot. J’étudie en sciences sociales, nous avons l’habitude d’enseigner de nouveaux termes à notre ami Office.
Au bout de la route la plus longue, j’ai réussi à déconstruire les parties qui constituaient mon soi, soit toutes les étiquettes par lesquelles je m’identifiais. Certaines de ces étiquettes, je m’étais collée moi-mêmes. D’autres, ma famille, mes amis, et la société me les avaient imposées. À certaines d’entre elles je souhaitais continuer d’appartenir, et d’autres, non.
Et l’une de celles que j’ai jetées, c’est l’étiquette “Maude-superproductive-ne-compte-pas-les-heures-d’étude-no-matter-what”. J’ai découvert que la vie, la vraie vie, ne s’apprend pas dans les livres. C’est au contraire dans tout le reste que la vraie vie se situe.
Mais le TRUC, c’est ce que maintenant, je n’ai pas envie de travailler sur des essais dont le sujet de m’intéresse absolument pas et dont l’apprentissage ne m’apportera que très peu en tant que personne. Il faudrait que je me recolle cette étiquette, et cette idée me rebute.
DONC
Non seulement je procrastine, mais je procrastine en écrivant sur la procrastination afin que vous chers procrastinateurs puissiez également procrastiner dans tout votre potentiel procrastinatif.
2 commentaires:
Wow! Quel texte! Présentation de soi, critique et déconstruction, pour reconstruire à la fin un tout cohérent! Même Foucault n'arrivait pas à faire ça! lol
Merciii grand frère :)
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