Tous, autant que nous sommes, possédons des taches de malheur sur la blancheur immaculée de nos vies. Nous vivons toutes et tous nos périodes où nous contemplons notre abîme intérieur, et où une féroce envie de nous réfugier en position foetale dans les bras de notre maman nous saisit. Nous traversons des moments où nous avons besoin de nous plaindre de notre sort, et où nous voulons simplement nous faire consoler.
C’est normal et sain. Nous sommes humains et nos existences sont imparfaites. La vie est bien faite ainsi, parce que l’alternative d’une vie sans bouleversement aucun serait mortellement ennuyante, avouons-le.
J’aime ma vie. Avec ses hauts et ses bas. Ses moments de force et de faiblesse. L’amour et la colère. La tristesse et les fous rires. La solitude et la célébration. La nostalgie et la mélancolie.
La vie est un cadeau, et un cadeau d’une rare beauté.
J’en ai royalement marre des gens qui, jour après jour, se plaignent de détester leur vie, sans raison vraiment et d’abord et avant tout, sans lever le petit doigt pour essayer de corriger les choses.
Ne vous méprenez pas. J’ai conscience qu’il y a des personnes qui vivent des difficultés réelles, et pour qui la vie n’a fait aucun cadeau. J’ai une infinie empathie pour ces personnes, et leur souhaite de tout coeur de trouver la force d’aimer à nouveau la vie (et je tiens à spécifier que certaines personnes ayant connu une vie des plus chiantes peuvent connaître beaucoup de bonheur). Je parle des faux-malheureux. Ceux qui ont tout pour être heureux, mais qui choisissent de focaliser toute leur attention sur leur petite tache de malheur, alors qu’ils sont entourés de blanc de par et d’autre.
Vous les connaissez. C’est les gens qui débarquent toujours avec une gueule d’enterrement, s’installent silencieusement, voire sournoisement, près de vous, et lâchent soupir après soupir à fendre l’âme jusqu’à finalement attirer votre attention. La première, voire la seconde fois, vous écoutez et vous compatissez. À partir de la troisième fois, vous commencez à perdre patience, et de fois en fois, un sentiment d’irritation monte de plus en plus en votre for intérieur.
Ce sont des malheureux paresseux. Qui ne sont ni pauvres, ni affamés, ni très laids et qui possèdent généralement un certain réseau social et une certaine qualité de vie. Mais qui, pour une raison ou une autre par un événement quelconque, ont décidé qu’ils étaient malheureux. Et le disent haut et fort afin d’attirer l’attention et de déverser leurs malheurs à toute oreille sympathique qu’ils croisent sur leur chemin. Les malheureux paresseux ne prennent aucune action proactive pour rectifier leur situation. Et généralement, ne prennent pas la peine de se renseigner sur l’état émotionnel de ladite oreille, dans tout leur malheur narcissique. Ils ne sont pas méchants. Juste un peu inconscients.
Nous ne sommes pas éternels. Chaque seconde passée à se plaindre est une seconde qui ne reviendra pas dans nos vies. Notre vie est ici et maintenant, et c’est dans ce moment présent que nous pouvons poser les actions pour confronter nos peurs et prendre le contrôle de nos vies.
Donnez vous un gigantesque coup de botte dans les fesses. Hop !
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