Les moments “awkward” définissent ma vie, et c’est en partie ce qui constitue son charme.
Cependant, il a des moments très inconfortables, que je vis régulièrement. Dans certains contextes bien précis. Et ces moments je les appelle :
Les silences pleins.
Pleins de non-dits. Plein de secrets. Pleins de vulnérabilité, de peur, de gêne. Pleins de mots que l’on voudrait dire, mais qu’on y arrive pas. Pleins de gestes que l’on ose pas poser, pleins de regards que l’on arrive pas à assumer.
Ce sont des silences lourds, qui remplissent tout l’espace. Et ce sont des silences vicieux, car plus on les laisse s’installer, plus ils deviennent lourds, et difficiles à éliminer. Et le malaise qu’ils entraînent continue de s’amplifier. Alors plutôt que de faire face au contenu du silence lourd, on l’empire en disant :
Les mots vides.
Les mots passe-partout, les phrases qui n’ont pas de sens. Les mots qui sont difficiles à trouver, parce que ceux que l’on devrait vraiment dire se poussent à l’avant de notre esprit pour être enfin prononcés. Les mots qui tombent à plat, et qui nous donnent envie de gruger les cadres de porte et de se frapper la tête sur les murs. Les mots qui approfondissent le fossé creusé par les silences lourds.
Je n’arrive alors plus à parler. On dirait qu’une partie de moi court se cacher, et me laisse seule et démunie.
Alors j’écris. Mais on ne me réponds pas toujours.
Misère.
1 commentaire:
Cousine, tu écris vraiment bien ... Vraiment, il faut continuer.... xxx
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